Mémoire Urbaine et Collective
Mémoire Urbaine et Collective
Orangerie du Sénat
August 28 – September 08, 2026
Sept artistes à l'Orangerie du Sénat. Les premières œuvres où la ville elle-même — son métro, ses parcs, ses silences — passe par l'harmonie avant de devenir couleur.
Je peins et sculpte les sons de Paris.
Pianiste devenu peintre et sculpteur, je travaille depuis longtemps en deux passages : une idée entendue comme harmonie, l'harmonie devenue couleur. Ce qui est nouveau ici, c'est l'endroit où la chaîne commence. Non pas une partition, non pas une pièce que je connais déjà — la ville elle-même.
Le son de la ville me parvient d'abord. Je le travaille alors pour en tirer l'harmonie et parfois le rythme. Le métro trouve une tonalité, une cage d'escalier un intervalle, une foule sa propre densité d'accords — et la couleur ou la forme ne viennent qu'ensuite. La musique n'est pas le sujet de l'œuvre ; elle est le chemin que Paris emprunte pour y parvenir.
J'en suis au commencement. La règle qui gouverne le premier passage se forme encore sous mes mains — je l'écris en peignant. C'est exactement pour cela que ces toiles m'intéressent : je ne sais pas encore tout à fait à quoi elles obéissent.
Démarche
Une note de musique ne dure pas. Elle sonne, elle s'éteint. Ce qui reste n'est pas la note, mais ce qu'elle a laissé dans le corps de celui qui l'a entendue.
C'est ce que je cherche dans une ville. Non pas ses façades, mais le résidu qu'elle dépose — un rythme saisi dans une cage d'escalier, une couleur qu'un accord rend audible, un silence entre deux rames. Je travaille ce résidu à l'acrylique, à l'aquarelle, à la terre, jusqu'à ce que la transposition tienne debout toute seule.
L'idée n'appartient pas au médium dans lequel elle est née. Elle peut changer de registre et survivre. Ce passage, c'est toute ma pratique. Ici, pour la première fois, il part d'enregistrements des sons mêmes de la ville.
Informations pratiques
Dates : du 28 août au 8 septembre 2026
Vernissage : dimanche 30 août 2026, de 17 h à 20 h
Horaires : tous les jours de 11 h à 20 h jusqu'au 31 août, puis de 11 h à 19 h 30 du 1er au 8 septembre
exhibition_venue: Orangerie du Sénat
Accès : place Edmond Rostand, place André Honnorat, rue Guynemer ou rue de Vaugirard
Entrée : libre
Également à l'Orangerie : Les couleurs de la mer de Marye Jalabert et Empreintes-Enveloppes, Métamorphoses de Guillaume Werle — deux expositions distinctes, sur la même période.
Le collectif : memoire-urbaine-et-collective.org
Fiche du lieu : jardin.senat.fr