OISEAU (Charlie Parker)

Sculpture géométrique en céramique crème sur base métallique noire représentant des formes d'oiseaux abstraites
OISEAU (Charlie Parker) — Arnaud Quercy

Caractéristiques physiques

  • Technique: Céramique sur Métal
  • Dimensions: 26.0 × 45.0 × 10.0 cm
  • Poids: 4.0 kg
  • Date: 2024
  • Lieu de création: France
  • Certificat d'authenticité: N°20240514-0074
  • Numéro de catalogue: AQC0578
  • Signature: Bottom
  • Collection: Créations Sauvages
  • Disponibilité: Disponible à la vente

Provenance

Description

Charlie Parker (1920–1955)—surnommé « Bird »—a révolutionné le jazz à travers la complexité harmonique du bebop : substitutions de triton, résolutions trompeuses, cadences entrelacées qui exigeaient une navigation virtuose. Dans cette sculpture céramique, je traduis cette architecture directement en forme spatiale. Des plans géométriques entrelacés encodent la structure sophistiquée du bebop—des éléments angulaires suggérant à la fois des ailes d'oiseau et le cuivre du saxophone, des bandes courbes s'enroulant autour d'une sphère centrale comme les lignes mélodiques de Parker serpentant à travers les changements harmoniques. La pièce fusionne symbole et instrument en abstraction cubiste unifiée, opérant à échelle moyenne (26×45×10 cm) pour inviter à un examen rapproché sous plusieurs angles.

Construire cette complexité géométrique a nécessité des canaux de cheminée internes dans les formes—des évents cachés permettant l'échappement de vapeur pendant la cuisson à haute température. Sans cette ingénierie invisible, le stress thermique briserait la pièce. La sculpture est construite à partir d'un corps d'argile blanche avec du petit chamotte pour l'intégrité structurelle, puis traitée après cuisson avec de la cire d'abeille pour protéger la surface mate crème et approfondir l'engagement tactile. La maîtrise technique reste dissimulée sous la surface expressive—parallèle au bebop lui-même, où des années d'étude harmonique et de pratique physique disparaissent dans l'improvisation fluide.

Cette œuvre diverge de ma pratique chromesthétique systématique. Ce n'est pas une translittération guidée par codex mais un hommage dévotionnel—le bebop comme premier amour, Parker comme dieu, cette sculpture comme hommage à la musique qui a façonné toute ma formation artistique. Créée en 2024 dans le cadre de la collection Untamed Creations, la pièce encode ce que fait le bebop : élaboration qui récompense l'attention, complexité qui se résout en cohérence, énergie virtuose contenue dans une structure rigoureuse.

Collection

Créations Sauvages

Cubisme

Notes techniques

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Références

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